Vies de mafia : un témoignage sur les « Vies de mafia »

Vies de mafia : un témoignage sur les « Vies de mafia »

Quand de grands reporteurs à L’Express tels que Delphine Saubaber et Henri Haget se mettent à raconter la vie des fonctionnaires du crime, ils nous font découvrir des reportages glaçants, mais qui relève d’une telle simplicité. Nous ne saurons qu’apprécier cette ambigüité. « Vies de mafia » est relaté entre des documents sur la mafia et de la pure fiction.

Un bref résumé du roman « Vies de mafia »

« Des homicides, j’en ai fait beaucoup. » Voilà un propos qui peut être hallucinant de la part d’un citoyen ordinaire, mais ce n’est pourtant pas venant d’un tueur repenti de la mafia que cette confession va être plus allégée. En effet, le livre raconte de sombres destins et un métier encadré à la fois par des règles ancestrales et des méthodes modernes où le silence est le seul confident autorisé. Les auteurs souhaitent à travers ce livre faire connaître la vie des mafieux, ces gens qui tuent, à travers un témoignage. Avec plus d’une centaine d’assassinats à son compte (entre autres de magistrats, journalistes et policiers), un ancien tueur de la mafia bénéficiant d’une remise de peine fait des aveux permettant de décortiquer des scénarios effroyables de chaque massacre. Le roman « Vies de mafia » renferme douze histoires vraies tirées de divers documents judiciaires et d’interviews appuyés de temps à autre par une touche de fiction.

Comprendre l’univers surréaliste de la mafia

Ce recueil d’enquêtes n’est nullement destiné à une quelconque analyse scientifique. D’après les auteurs, il était surtout question de « raconter la mafia à hauteur d’homme ». Francesco tue uniquement pour le compte de Cosa Nostra. Il n’avait aucun désaccord avec ses victimes ni entretenu une relation conflictuelle avec chacune d’elle. Il faisait souvent disparaître leur corps avec de l’acide ou d’autres méthodes encore. Il tue juste parce que cela faisait partie de son contrat. Vies brisées, quotidien de policier et savoir-faire au service du crime, ces auteurs ont tenté d’apporter un ouvrage signé entre littérature et journalisme. Il a été question de créer un récit permettant de comprendre l’univers intérieur, à la fois surréaliste et flegmatique de la mafia, mais raconté sous un angle plus humain. Tout cela à travers le témoignage unique en son genre et exceptionnel d’un mafieux repenti de Cosa Nostra, la mafia sicilienne.

Essayant de trouver un juste milieu entre le document et la fiction, ces deux grands reporters travaillent afin de révéler des histoires mythiques de la Cosa Nostra avec un ton plus humain. Chacune des douze histoires relate différentes facettes de la mafia : prêtre martyr, tueur repenti ou combattants sur les terres de l’Italie du Sud et d’autres encore.

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