La Mafia dans les Films par Eric Duvalet

La Mafia dans les Films par Eric Duvalet

La mafia dans les films

De Casino aux Incorruptibles, de la mythique trilogie du Parrain à Scarface,  la mafia dans les films a fait les beaux jours de la machine à rêve qu’est Hollywood raconte Eric et Jean Duval. Quelques-uns des cinéastes les plus célébrés de l’industrie se sont frottés au genre pour lui donner ses lettres de noblesse : Brian De Palma, Howard Hawks, Martin Scorcese, John Woo, Francis Ford Coppola, ou encore le roi du western spaghetti, Sergio Leone… Retour sur trois des longs-métrages les plus emblématiques du film de mafia, venus des quatre coins du monde.

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Le Syndicat du crime, John Woo, 1986

Parce qu’il porte terriblement bien son nom, Le Syndicat du crime nous plonge dans l’univers de la pègre. Au cœur des années quatre-vingt, le cinéma hongkongais est l’un des plus prolifiques en matière de polar et ce n’est pas le réalisateur John Woo ou Tsui Hark, ici producteur, qui nous diront le contraire. Dans la jungle grise des gratte-ciels de Hong Kong, Ho, un ancien mafieux sort de prison après s’être fait piéger par sa hiérarchie. Incapable de renouer avec son petit frère policier et traqué par ses anciens associés, il devra se faire justice une toute dernière fois. Souvent cité comme l’un des plus grands films hongkongais, notamment grâce à la performance de Chow Yun-fat, Le Syndicat du crime contient tous les ingrédients d’un grand film de mafia : des trahisons, des destins croisés, l’espoir de lendemains meilleurs (A Better Tomorrow, est d’ailleurs le titre anglais du film) et beaucoup, beaucoup de munitions.

Scarface, Brian De Palma, 1983

Le film suivant nous entraîne des rivages de Cuba jusqu’aux plages clinquantes de Miami. Si l’on ne présente plus Scarface c’est qu’il a par deux fait figure de modèle du genre. D’abord porté à l’écran en 1932 par Howard Hawks, d’après un roman inspiré de la vie d’Al Capone lui-même, Scarface fait ensuite l’objet d’un célèbre remake de Brian De Palma. Le cinéaste transpose l’intrigue des années vingt aux années quatre-vingt et de Chicago à Miami et offre à Al Pacino le rôle devenu culte du gangster Tony Montana. Mais ce qui fait de Scarface un classique parmi les classiques, c’est la tragédie qui se déroule lentement devant nos yeux et qui résume bien l’enjeu du film de mafia : plus belle est l’ascension plus dure sera la chute…

Les Affranchis, Martin Scorcese, 1990

Impossible de terminer cette sélection éclectique sans se frotter un instant à la mafia italo-américaine. Dans ce domaine, Francis Ford Coppola et Martin Scorcese règnent en maître. Si Le Parrain, sorti en 1972, fait office de mètre étalon, les œuvres de Martin Scorsese continuent d’explorer l’univers des mafiosos. Avec Les Affranchis, le cinéaste démystifie cet univers de gangster, loin des mafieux aristocratiques, ces mafieux de seconde zone sont racontés avec un plus grand soucis de réalisme pour décrire les petits rouages de cet univers venimeux. On y retrouve bien sûr avec plaisir l’un des visages emblématiques de la mafia dans les films : Robert De Niro. Bienvenue dans la famille !

Qu’il soit japonais (les yakuzas), irlandais ou issu de Little Italy, le quartier italo-américains de New York, le crime organisé traverse le cinéma à coup de revolver et de règlements de comptes. Après avoir laissé une traînée de poudre sur le septième art, les mafias du monde entier s’invitent sur nos petits écrans avec la sérié culte Les Sopranos, mais aussi Broadwalk Empire, Peaky Blinders ou encore Narcos.

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